📌 Résumé Express :
La majorité des trottinettes vendues en France sont bridées à 25 km/h et 250-350 W : aucune plaque n'est nécessaire
Au-delà de ces seuils, la trottinette devient un véhicule motorisé : immatriculation, plaque, assurance et permis AM obligatoires
Débrider une trottinette pour dépasser 25 km/h l'expose à 1 500 € d'amende et une confiscation possible
La plaque n'est jamais fournie par le fabricant : elle doit être commandée séparément au format cyclomoteur 210 × 130 mm
Prêt à commander votre plaque ?
Fabriquée en France, homologuée CE, livrée en 48h. À partir de 15€.

La question que tout le monde se pose sans vraiment connaître la réponse
Avec plus de 3 millions de trottinettes électriques en circulation en France, c'est devenu un mode de déplacement urbain à part entière. Et pourtant, la question revient sans cesse, y compris chez ceux qui en utilisent une tous les jours : faut-il une plaque d'immatriculation pour rouler en trottinette électrique ?
La réponse dépend entièrement des caractéristiques techniques de l'engin — pas de son apparence, ni du prix payé, ni du magasin où elle a été achetée.
La majorité des trottinettes n'ont besoin de rien
Pour l'immense majorité des trottinettes vendues en France, la réponse est simple : aucune plaque, aucune immatriculation, aucun permis. Ces trottinettes appartiennent à la catégorie des EDPM (Engins de Déplacement Personnel Motorisés), à condition de respecter deux seuils fixés par le décret du 23 octobre 2019 :
Une vitesse maximale bridée à 25 km/h
Une puissance nominale continue ne dépassant pas 250 à 350 watts selon les modèles
Une trottinette EDPM conforme doit néanmoins respecter certains équipements obligatoires : système de freinage, avertisseur sonore, feux avant et arrière, dispositifs réfléchissants latéraux. Une assurance responsabilité civile reste également requise — comptez entre 3 et 5 € par mois pour une formule basique.
Le seuil qui change tout : au-delà de 25 km/h
Dès qu'une trottinette dépasse ces seuils — que ce soit par construction ou après une modification —, elle bascule dans une catégorie de véhicule motorisé au même titre qu'un cyclomoteur. Et là, les obligations changent radicalement :
Immatriculation obligatoire auprès de l'ANTS
Plaque d'immatriculation au format cyclomoteur (210 × 130 mm), fixée à l'arrière
Assurance spécifique deux-roues motorisé
Permis AM (l'ancien BSR), accessible dès 14 ans
Le critère décisif n'est jamais l'apparence de l'engin, mais ses caractéristiques techniques réelles. Une trottinette qui ressemble à n'importe quelle autre, mais équipée d'une poignée d'accélérateur ou d'un moteur plus puissant, peut très bien relever de cette catégorie sans que l'utilisateur ne s'en doute.
Le piège du "débridage"
C'est l'erreur la plus fréquente, et la plus coûteuse. Certains utilisateurs, frustrés par la limite des 25 km/h, font débrider leur trottinette pour rouler plus vite. Le problème : une trottinette EDPM débridée ne devient pas automatiquement conforme aux normes cyclomoteur pour autant — elle sort simplement de la légalité, sans être homologuée dans la catégorie supérieure.
Circuler avec un engin débridé, sans homologation, immatriculation ni assurance adaptée, expose à une amende pouvant atteindre 1 500 €, avec confiscation possible de l'engin. Et en cas d'accident, l'absence de couverture d'assurance vous laisse personnellement responsable des dommages causés.
Comment savoir si votre trottinette est concernée
Avant tout achat, ou si vous possédez déjà une trottinette et avez un doute, vérifiez la fiche technique ou le certificat de conformité (CE) fourni par le fabricant. Deux chiffres à surveiller :
La vitesse maximale annoncée — pas la vitesse "confort" mais la vitesse maximale atteignable
La puissance nominale continue du moteur, exprimée en watts
Si l'un de ces deux chiffres dépasse les seuils réglementaires, votre trottinette relève de l'immatriculation obligatoire — quelle que soit la manière dont elle est commercialisée ou présentée par le vendeur.
Immatriculer une trottinette qui le nécessite
Si votre trottinette dépasse les seuils EDPM, la démarche suit le même circuit qu'un cyclomoteur classique, sur immatriculation.ants.gouv.fr :
Le certificat de conformité européen délivré par le constructeur
La facture d'achat
Un justificatif de domicile et une pièce d'identité
Un contrat d'assurance responsabilité civile deux-roues motorisé
Une fois la carte grise obtenue, la plaque doit être commandée séparément — elle n'est jamais fournie par le fabricant de la trottinette. Elle suit exactement le même format que celui utilisé pour les motos et scooters : 210 × 130 mm, fond blanc rétroréfléchissant, eurobande bleue, caractères noirs normés, numéro d'agrément TPPR.
Une réglementation qui pourrait encore évoluer
Le sujet reste sous surveillance politique. Plusieurs voix, y compris au niveau municipal, appellent à généraliser l'immatriculation à toutes les trottinettes — y compris celles limitées à 25 km/h — pour faciliter l'identification en cas d'accident ou de délit de fuite. L'Italie et l'Allemagne ont déjà franchi ce pas. En France, rien n'est acté à ce jour, mais le débat reste ouvert : mieux vaut garder un œil sur les évolutions réglementaires si vous utilisez ce type d'engin au quotidien.
Si votre engin nécessite une plaque
Pour les trottinettes qui basculent dans la catégorie cyclomoteur, la fixation de la plaque demande la même rigueur que pour un scooter : support homologué, fixation inamovible, lisibilité garantie. Une plaque en plexiglas PMMA offre une résistance particulièrement adaptée à ce type d'engin léger, souvent exposé aux intempéries et aux vibrations de la conduite urbaine. Le configurateur de PlaqueImmat.fr permet de la commander au format cyclomoteur 210 × 130 mm en quelques clics, homologuée et livrée sous 48h.
Prêt à commander votre plaque ?
Fabriquée en France, homologuée CE, livrée en 48h. À partir de 15€.







